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Posté le : Mer Mars 19, 2008 6:11 pm
Ca tombe, ça tombe

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Christophe
Posté le : Ven Mars 21, 2008 1:55 pm
Au reste je parlais pas de quantité mais de qualité et j'avoues ne pas avoir accroché à son style et à sa prose à travers 2001 et 2010 que j'ai lut il y a longtemps de fait je donnais juste mon avis.
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Samaritan
Posté le : Dim Mars 23, 2008 1:43 am
voici l'extarit tiré du Monde:
près Philip K. Dick, Isaac Asimov et quelques autres, c'est une grande plume de la science-fiction qui vient de disparaître. Arthur C. Clarke ou, devrait-on plutôt dire, Sir Arthur, s'est éteint, mercredi 19 mars, à l'âge de 90 ans dans un hôpital de Colombo (Sri Lanka), victime d'une "attaque cardio-respiratoire".
Auteur prolifique de plus de 80 ouvrages et de dizaines de nouvelles, Arthur C. Clarke, lauréat des plus grands prix (Nebula, Hugo) couronnant la SF, s'était fait connaître du grand public grâce au film de Stanley Kubrick 2001 : l'Odyssée de l'espace, sorti en 1968 et directement inspiré d'une de ses nouvelles, The Sentinel, publiée à la fin des années 1940.
L'événement fut considérable, planétaire. Et en décalage total avec les oeuvres de l'époque. D'abord en raison du sujet abordé : une certaine histoire de l'homme confronté, de ses tout premiers éveils à l'intelligence à ses rêves de conquête spatiale, à un mystérieux monolithe noir laissé en sentinelle dans le système solaire par des extraterrestres. Ensuite par les moyens considérables (effets spéciaux, conseillers de la NASA...) qui furent mis en oeuvre pour réaliser ce long métrage futuriste et visionnaire.
Un succès si grand que Clarke n'aurait pu l'imaginer même dans ses rêves d'enfance. Dès son plus jeune âge, ce fils d'une postière plonge avec délice dans les magazines de "SF" que les marins anglais ramènent des Etats-Unis. Etudes secondaires en poche, il ne peut poursuivre dans la voie qu'il s'est choisie et s'offrir un cursus universitaire dans le domaine des sciences. La deuxième guerre mondiale le précipite dans les rangs de la Royal Air Force, où il travaille sur des systèmes de détection très futuristes, les radars.
La guerre finie, il reprend le chemin des études et se forme aux mathématiques et à la physique au King's College de Londres. C'est alors qu'il entre à la British Interplanetary Society - dont il deviendra le président - et se fait remarquer en 1945 par un article prophétique sur le rôle que des satellites géostationnaires, lancés à 36 000 km d'altitude en position apparemment fixe au-dessus de la Terre, pourraient avoir un jour dans la constitution d'un formidable réseau mondial de télécommunications. Des décennies plus tard, cette fiction est une réalité au point qu'on parle parfois de l'orbite géostationnaire comme de l'orbite de Clarke. Ce goût pour la technique le conduira d'ailleurs à publier plusieurs ouvrages très pertinents sur les futures promesses de la conquête spatiale, notamment dans The Exploration of Space et The Promise of Space.
C'est de cette époque que date son entrée en science-fiction. Bien qu'il rédige quelques histoires entre 1937 et 1945, c'est en 1948 que son destin bascule avec l'écriture de la nouvelle The Sentinel, que la BBC refuse et dont les thèmes, développés plus tard dans The City and the Stars, sont en grande partie à l'origine du scénario du film 2001 : l'Odyssée de l'espace.
Clarke reprend d'ailleurs l'histoire pour en faire un roman, 2001, publié peu après le film et auquel il donnera une suite moins flamboyante avec 2010 (en 1982), 2061 (1988) et 3010 (1997).
UN RÊVEUR
Dans le même temps, reprenant le thème des humains confrontés aux extraterrestres, il publie aussi le cycle de Rama, dont le premier tome, Rendez-vous with Rama, paraît en 1972 et ponctue ses nombreux autres livres de ces progrès scientifiques qu'il appelle de ses voeux.
"Je préfère, disait-il, me poser en extrapolateur plutôt qu'en prophète. J'essaie d'anticiper sur des futurs possibles plutôt que de me laisser aller à la voyance." Et d'évoquer tout aussitôt l'ascenseur spatial dont le concept fut inventé en 1895 par le père de l'astronautique, Constantin Tsiolkovski, et qu'il met en scène dans The Fountains of Paradise (1979), le clonage des hommes, qu'il prévoit pour 2004, l'intelligence artificielle, dont le plus redoutable représentant sera HAL, l'ordinateur assassin de 2001, l'homme sur Mars en 2024.
Qu'importe les dates. Arthur C. Clarke rêvait. Encore et toujours. Nourri par les amples moissons d'information des sondes d'exploration du système solaire dont il suivait la progression depuis sa retraite sri-lankaise. Mais désespéré de voir sa terre d'adoption se ruiner dans un conflit sans fin. "Mon désir profond serait de voir l'instauration, le plus vite possible, de la paix au Sri Lanka", avait-il déclaré lors de son dernier anniversaire, faisant allusion au conflit qui oppose Colombo à la guérilla tamoule et qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Samaritan
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